My Blueberry Nights – De Wong Kar Wai

MY BLUEBERRY NIGHTS
Un film de Wong Kar Wai
Avec Norah Jones, Jude Law, David Strathairn, Rachel Weisz, Natalie Portman…

Synopsis

Après une rupture douloureuse, Elizabeth (Norah Jones) se lance dans un périple à travers l’Amérique, laissant derrière elle une vie de souvenirs, un rêve et un nouvel ami – un émouvant patron de bar Jeremy ( Jude Law) – tout en cherchant de quoi panser son coeur brisé. Occupant des emplois de serveuse, Elizabeth se lie d’amitié avec des clients dont les désirs sont plus grands que les siens : un policier tourmenté Arnie ( David Strathairn) et sa femme Sue Lynne ( Rachel Weisz )qui l’a quitté, une joueuse Leslie ( Natalie Portman)dans la déveine qui a une affaire à régler. A travers ces destins individuels, Elizabeth assiste au spectacle du véritable abîme de la solitude et du vide, et commence à comprendre que son propre voyage est le commencement d’une plus profonde exploration d’elle-même.

La caméra de Wong Kar Wai exploite et magnifie les couleurs. Celles de ce bar à New-York et du métro aérien qui le surplombe. Extérieur et intérieur nuits, musique jazzy pour assaisonner le tout. La rencontre Elizabeth, Jeremy, autour d’un dessert, en discutant de clefs, celles que l’on laisse, que l’on oublie. Autant de portes que l’on referme, pour ne plus revenir, ou pour en ouvrir d’autres. On le sent, les deux personnages s’attirent mais résistent, l’un comme l’autre encore par trop fraichement blessés, blessures d’amour bien sur.
Won Kar Wai n’oublie pas l’appétit des sens, le lieu, snack-bar s’y prêtant à merveilles, évocation de douceurs sucrées et cette image qui à deux ou trois reprises envahira l’écran, un océan de chocolat qu’inondent des flots de crème. Subtile image du désir, du plaisir !
Comme ce gros plan acrobatique, et ce baiser volé ou comment essuyer une « moustache » crémeuse !
Pour Elizabeth est venu le temps de fuir, sans un mot, avaler les kilomètres, ne plus penser. Viendra alors le temps d’autres rencontres, un flic qui la nuit venue anesthésie sa peine dans l’alcool , inéluctablement poursuivi par l’image de son ex-femme . Ici je dois faire une parenthèse, le scénario est cosigné Wong Kar Wai et (certainement plus au fait de la réalité américaine ) Lawrence Block . Et comment ne pas rapprocher le personnage d’Arnie de celui récurrent dans une bonne partie de l’œuvre de Block : Matthew Scudder, ex-flic alcoolique repenti, membre des A.A . Pour le lecteur de Block passionné que je suis l’alliance est parfaite.
Sur sa route un peu plus loin Beth (allons-y du diminutif….je commence à bien la connaitre) rencontrera une joueuse invétérée Natalie Portman , formidable en flambeuse, bluffeuse .

A chacune de ses rencontres, à chaque échange, elle s’enrichira, réveillera aussi des sentiments et des vérités chez les personnes rencontrées, que celles-ci ne voulaient, ne pouvaient voir. Inversement elle apprendra aussi beaucoup..Et le prince charmant me direz-vous?
Ha, il vous faudra aller vor le film, pas une pièce maitresse de monsieur Wong Kar Wai mais de New-York à Las Vegas un agréable voyage sur une bien belle musique de Ry Cooder et la voix de Norah Jones!
Site officiel
CommeAuCinema.Com “..New York a remplacé Hongkong, mais il y clignote les mêmes néons colorés, on y croise des trains vers nulle part qui partent dans la nuit, et des êtres fardés de solitude qui traînent leur dérive de bar en bar…”
Excessif.Com “..My Blueberry Nights est le récit du voyage initiatique d’une jeune femme, Elizabeth (Norah Jones, surprenante de fraîcheur dans sa première apparition…”
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3 thoughts on “My Blueberry Nights – De Wong Kar Wai

  1. Oui, la photo et les plans, les couleurs sont comme toujours formidables!Sinon j’aime assez l’affiche US car Rachel Weisz me parle beaucoup ;o)je lirai ton avis quand tu auras vu le film avec plaisir@+

  2. Solitude des âmes, bleus au coeur, mélancolie douce amère, et hasard des rencontres sert de trame au dernier film de Wong Kar Waï, My Bluberry Night et c’est un euphémisme que de dire que ce film est d’une navrante crétinerie ! Après 2046 qui se calquait déjà, en moins bien, sur son inoubliable In the Mood for Love, ne revoilà donc pas que WKW nous la refais, en encore moins bien avec cette tartignole patisserie emmyrtillée faite de suite de destins tombés dans des puits sans fond de solitude. Suite à une rupture sentimentale, une jeune femme ( Norah Jones, que j’aime beaucoup en chanteuse mais qui ne m’a pas convaincu une seconde en actrice !) se retrouve, tous les soirs, à noyer son chagrin de midinette dans un bar-restaurant sous le regard attendrit et un poil amoureux du tenancier joué par Jude Law ( filmé de tel sorte qu’il soit irrésistible même quand il sort les poubelles !) et qui essai comme il peut de la consoler en la gavant de tarte aux myrtilles et de glace vanille.( D’ailleurs le mélange des deux, montré une première fois pendant le générique de début, une deuxième fois au milieu et une troisième fois à la fin est un peu lourd. On n’est pas bête, on aura compris la métaphore !). Puis un soir, après un baiser volé par le beau tenancier, la belle disparaît (j’en connais plein qui ne serait pas partit !), le moral toujours en berne, traverser les States pour voir si les chagrins d’amour sont pareil ailleurs ! Dans les divers petits boulots de serveuses qu’elle va dégoter, elle va croiser la route de quelques oubliés de l’amour. Un flic alcoolo (David Strathairn, bouleversant !), fou amoureux de sa femme (Rachel Weisz, perverse et sexy à souhait !) qui vient de le quitter. S’ensuivra un drame et une sacré prise de conscience pour l’épouse volage et pour moi, le passage le plus émouvant du film. Puis ce sera autour de Nathalie Portman de faire un numéro d’actrice à la hauteur de sa réputation : sans faute de goût ! Bronzée, bijoux clinquant, blonde décolorée, elle est tout à fait crédible en joueuse de poker invétérée en mal de figure paternel (un autre côté de l’amour !), mais tout ceci ne remonte pas assez le niveau global du film qui reste malgré tout au ras du moule à tarte…vide. Alors, certes, il y a la beauté des paysages, les couleurs habituelles des films de WKW, qui ont fait sa réputation, sa façon inimitable de filmer les femmes, toute en élégance et sensualité et une bande son envoûtante, mais cette fois-ci, cela ne suffit plus, et ce n’est pas la fin, avec cet interminable baiser, entre Norah Jones et Jude Law, couchés tête bêche sur le zinc, à faire pleurer toute une classe de filles de troisième qui vas relever le tout ! Ce film devrait être interdit au plus de 16ans !.

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