Promets-moi – Un film de Emir Kusturica

Promets-moi
Un film de Emir Kusturica

avec Marija Petronijevic, Uros Milovanovic, Ljiljana Blagojevic…

Titre original : ZAVET (Bosnie-Herzégovine)
Synopsis

Au sommet d’une colline isolée au fond de la campagne serbe vivent Tsane, son grand-père et leur vache Cvetka. Avec leur voisine l’institutrice, ce sont les seuls habitants du village.
Un jour, le grand-père de Tsane lui annonce qu’il va bientôt mourir et lui fait promettre qu’il franchira les trois collines pour rejoindre la ville la plus proche et vendre Cvetka au marché. Avec l’argent récolté, il devra acheter une icône et un souvenir. Enfin, il lui faudra trouver une épouse.
Arrivé en ville, Tsane n’a aucune difficulté à exaucer les premiers vœux de son grand-père. Mais comment faire pour trouver une fiancée et la convaincre de le suivre au village avant que son grand-père ne disparaisse ?

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Sous des dehors d’une grande fantaisie, d’une folle légèreté, d’une douce et pétillante folie, l’histoire est bien plus construite qu’il n’y parait. Et toujours Emir Kusturica sous une comédie attachante et humaine laisse transparaitre un peu de sa souffrance, celle de son pays éclaté, ravagé par les guerres qui l’ont traversé. Son peuple , ici la désertification des campagnes traitée sous des allures baroques pour notre plus grand plaisir, ,l’attrait de la ville et ses pièges, les exploiteurs , truands de l’immobilier ou marchands de chair humaine, ces barons du proxénétisme. Emir les ridiculisera, sa façon à lui, sans violence de régler des comptes.
Le propos dans tout cela, sous cette intrigue simple explose littéralement dans sa mise en image. Techniques employées, cadrages vertigineux, emploi de mille et une trouvailles, l’optique, toujours présente, ici un périscope, mille astuces pour pénétrer de façon exubérante là ou l’œil doit s’aventurer (le coup des contrepoids).
Kusturica nous livre une fois de plus une œuvre riche, tendrement dingue, magnifiquement ciselée. Des plans stupéfiants où l’originalité des situations rivalise avec les moyens employés. Et toujours
Cette galerie de portraits, qui rendent le cinéma de Kusturica infiniment populaire, et ces visages connus, vus et revus au fil des réalisations de l’artiste, Miki Manojlovic, véritable camarade de tournage, présent sur nombre de ses films. Le ciné de Kusturica est une affaire de famille, et comme en famille on y boit, on y chante, danse au son de l’orchestre, pierre indispensable.
Ha c’est toujours une aventure fantastique, et à chaque fois j’en sors ébloui, les mirettes rondes comme deux billes de lotto, ayant pour un instant retrouvé mon âme d’enfant, même si certains problèmes appartiennent au monde des adultes. Infiniment humain. Y a comme du coup de pied au cul donné par un Charlie Chaplin dans ce cinoche, inventivité drolatique.
Le clown ne laisse pas transparaitre sa tristesse, trop fier et digne pour cela, et quand on a affronté les plus durs coups du destin, dans ces contrées guère ménagés…
Merci Monsieur Emir Kusturica, pour encore une fois un beau et drôle de voyage !
CommeAuCinema.Com “..Comme toujours, le point de départ est simple : une jeune garçon part à la ville après avoir promis à son grand-père de se trouver un femme.
Et comme toujours, ça part très vite en vrille. La scène d’ouverture (avec un papy inventeur incroyable) donne le ton et on ne peut que s’en réjouir dans la seconde. C’est décalé, absurde, hilarant, endiablé ; C’est coloré, racé, enlevé par une bande son de génie, … C’est vrai, on use et abuse de ces adjectifs chaque fois qu’on évoque le (toujours excellent) travail de Kusturica. Pourtant, que dire de plus d’un film emblématique du meilleur du cinéaste : à la fois cohérent et audacieusement barré ?..Eléonore Guerra (Cannes, le 26 mai 2007)
Voilou, moi modeste kilucru, je ne peux qu’adhérer pleinement à ce dernier point de vue.;quand je vous disais que j’étais fan..à Donf’ !!
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2 thoughts on “Promets-moi – Un film de Emir Kusturica

  1. Il y a une inventité drolatique à la Chaplin effectivement, et aussi un burlesque complètement fou à la toute fin, un peu à la Marx Brothers, avec ce pépé planqué dans le tube de féraille.Néanmoins, si le film s’avère presque génial, il aura tout de même fallu supporter une presque auto caricature de sa frénésie serbe, poussant à l’extrême ce qui faisait le charme de Chat Noir, Chat Blanc.Mais le sublime sourire de Marija Petronijevic pardonne tous les excès du cinéaste.

  2. Non pas “..presque auto caricature..” mais la signature d’un Grand Cinéaste, génial, inventif..et plein d’humanité à l’image de la troupe qui l’accompagne partageant ses délires “scénaristiques” et..musicaux.Bref une signature inimitable..et que j’adore je ne m’en cache pas .Je notais ceci sur un blog ami il y a peu :”..je me suis refais tout un cycle dernièrement “Papa est en voyage d’affaire””Chat noir, chat blanc””Underground” “Le temps des gitans”et “La vie est un miracle”…cela dans le cadre Plan-sequence sur Lille..””…mais je mettrais volontiers “Chat noir, chat blanc” et “Le temps des gitans” sur un piédestal..quand Emir Kusturica magnifie sa famille de cœur !..”

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