A Swedish Love Story – Un film de Roy Andersson


A Swedish Love Story
Un film de Roy Andersson
Avec Ann-Sofie Kylin, Rolf Sohlman, Bjorn Andresen, Lennart Tollén, Bertil Norström, Margreth Weivers
Titre original : EN KäRLEKSHISTORIA (Suède)

Synopsis

En marge du monde des adultes prisonniers de leurs conventions et de leur mélancolie, Per et Annica, avec l’ingénuité et la fraîcheur de leurs 15 ans, découvrent simplement l’envie et le bonheur d’aimer.

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La caméra est en plan large et fixe, dans l’ombre, plus loin est la lumière que traverse des personnages inconnus, une infirmière, des promeneurs dans ce coin de nature ensoleillé. Dans ce havre de convalescence, en ce jour dominical, les costumes et cravates sont de sortis, l’heure des visites a sonné, rituel figé et qui déjà porte en lui quelque chose de désespérant. Au buffet, où il faut se déplacer pour être servi, Annika (Ann-sofie Kylin ) et Pär(Rolf Sohlman) vont se croiser, échanger un regard, bref mais . ..Suffisant.
Le dimanche écoulé, leur chemin se croisera de nouveau, en ville, les jeunes acteurs sont magnifiques, la mise en scène également évoquant la difficulté des premiers échanges, orgueil masculin mis à rude épreuve, pour s’aimer il faut aussi s’isoler et rompre avec le groupe. Une scène splendide, un jeune visage dévasté par le sillon des larmes, la mobylette du héros fuyant hors cadre. ..Pour mieux revenir, larguant son « terrible engin » sur le sol pour enlacer sa jeune copine.
Invité à partager l’amour naissant nous rencontrons familles et amis, adultes plus ou moins chancelants, désabusés.
Roy Andersson à l’art d’utiliser la couleur, franche et tranchante en contraste avec le sentiment de grisaille, des vies dépourvues sinon de sens ou d’intérêts. Les Adultes vivent horriblement seuls, sans passions, contrairement à nos deux aventuriers, idéalement beaux, jeunes et amoureux. Ils se découvrent, et en un mot s’aiment et grandissent. Autour Les adultes patinent de plus en plus dans le marasme chassé à petit verre d‘alcool.
Tout cela se terminera par un autre plan large et fixe..Savant épilogue. Mais…Tout cela à vous de le découvrir !
Voilou, bon, j’avalerai bien un petit filtre de jeunesse moi ! Fée Carabosse où est-tu ?
Ce n’est que deuxième film de Roy Andersson que je découvre, le premier « Nous, les vivants « m’avait plus qu’interpellé de par son coté décalé, et toujours comme ici tristesse et mélancolie, dans les brumes du nord, mais ici règne un rayon de soleil et d’amour. .On voudrait leur souhaiter tout le bonheur du monde à ces jeunes ados !

CommeAuCinéma.Com “..« 69… année érotique » chantait Serge Gainsbourg ; concernant A Swedish Love Story, il serait mieux venu de chantonner « 69… année romantique ». Des paroles bien plus adaptées à ce qui nous est narré dans cette jolie chronique mélancolique et bucolique…”
Excessif.Com “..Le monde des adolescents, où tout est encore possible, est cependant opposé de manière binaire à un monde adulte décrit comme tourmenté et sombre et auquel le réalisateur comme les jeunes protagonistes de son histoire n’ont pas envie d’appartenir. Cette peinture libertaire est sans doute à l’origine de cet engouement Suédois…”
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2 thoughts on “A Swedish Love Story – Un film de Roy Andersson

  1. Ce film est d’une lenteur hypnotique. Un remède pour insomniaque. Une épreuve pour les nerfs. Très belle photo, mais un scénario aussi vide qu’une bouteille d’alcool en fin de soirée. Deux ou trois passages où l’on rie de bon cœur à la finesse de vue de certaines scènes, mais pas assez pour faire passer le reste d’une torpeur affligeante. Ce film a pris un coup de vieux, et ça se voit. Pourtant cette histoire d’un prémisse à l’amour naissant était alléchant sur le papier, mais il manque terriblement de fougue et d’entrain pour un film dont les deux principaux personnages sont des adolescents d’une quinzaine d’années. Ce film vaut tout de même le coup d’œil pour les nostalgiques des années 70, qui redécouvriront avec plaisir les us et coutumes de l’époque en matière de mode, de musique, d’ambiance et d’esprit. A cette époque le portable n’existait pas. Il fallait aller à la cabine public pour appeler sa copine !

  2. @ Zem : Serait-ce possible alors..que je n’y ai aimé que la nostalgie d’une époque révolue..Non, lumière, couleurs, ces fameux plans fixes, tout cela crée un sentiment étrange, un malaise et là réside le but recherché !Au travers d’une simple Love Story l’auteur retourne le portrait d’une génération, d’une civilisation suédoise malade.je n’ai vu qu’un autre film de ce réalisateur, encore plus lent, toujours ces plans fixes interminables, mais terriblement interrogateurs..après coup !Bon toujours tristes il est vrai alors on aime ou on n’aime pas…c’est comme l’aquavit !

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