Versailles – Un film de Pierre Schoeller

VERSAILLES

Un film de Pierre Schoeller

Avec Guillaume Depardieu, Judith Chemla, Max Baissette de Malglaive, Aure Atika, Patrick Descamps…

Présenté en Sélection Officielle, Section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2008
Synopsis

Une mère et son fils de 5 ans, Enzo, errent désespérément dans les rues de Paris, se cherchant chaque soir un abri pour y passer la nuit, dormant sur des cartons, contre un mur les protégeant légèrement du vent. Nina n’a pas d’emploi et visiblement plus aucune attache, Enzo accepte silencieusement cette errance, attrape sa main le soir pour s’endormir. Leur errance les conduit de Paris à Versailles et, en se perdant dans les bois jouxtant le château, ils tombent sur une cabane habitée par un vagabond, Damien, quelque peu sauvage. Nina passe la nuit avec lui, au petit matin, espérant pouvoir se reconstruire, elle abandonne Enzo. S’il commence par le repousser, Damien va peu à peu s’attacher à Enzo et lorsque Nina retourne sur ses pas après avoir enfin trouvé du travail et une certaine stabilité le cabanon a brûlé, son fils a disparu, il ne reste plus que des cendres…

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Si Versailles est synonyme d’or et richesse, ce film au budget raisonnable est riche de cœur et d’amour, d’une humanité plus précieuse que tous les métaux car unique et seul bien !
Sacrifice, quel terrible mot quand déjà on ne possède rien à sacrifier, où plutôt comme Nina s’obliger à lâcher la main de son fils , le laissant sans un mot seul, comptant sur Damien, amant d’un soir, rebelle vagabond, sans même demander l’avis de ce dernier.
Nous dépassons l’humain, comprendre, sentir plus exactement ce que l’autre peut avoir à donner, Damien, son existence au fond du bois, non pas rejeté, non pas exclus, non libre , refusant le modèle économique et social, autour de lui, éparpillé ici et là ils sont quelques uns comme lui, un micro système.
Au milieu de tous, invité surprise, Enzo, son adorable bouille, tout ce qu’il sait « c’est qu’il a mangé du poulet.. »comme Damien tente de remonter la piste pour peut-être retrouver sa mère.
D’encombrant, l’enfant deviendra l’ange sur qui veiller, allant jusqu’à renier certaines convictions, adopter un autre mode de vie, adopter. ..Temporairement car Damien est d’acier et s’il peut être malléable il ne change pas pour autant…
Le parcours d’Enzo sera fait de rencontres, Damien et les compagnons des bois, Nadine et Jean-Jacques ,hotes d’un instant…(l’occasion de retrouver Patrick Descamps ..là c’est ma belgitude qui parle, je repense aussi à Lucas Belvaux, et au lien qu’ils affichent dans un cinéma souvent social, toujours humain)
L’ensemble est tourné dans une ambiance assez sombre, ainsi de la lumière, obscurité des rues la nuit pour Nina et Enzo, des bois où seules rougeoient les braises du foyer de Damien.
Rue, exclusion, sans domicile, sans papiers, tant de mots qui chaque jour résonnent, on subit, on réagit (Nina) on se révolte et opte pour une alternative (Damien), sur ce sujet grave , Pierre Schoeller réussit un film admirable, les questions sont posés sans ennui, tant nous sommes subjugués par la prouesse de Guillaume Depardieu , personnage entier qui réussit l’exploit de se dépasser et donne tout, vraiment tout face au renversant petit Enzo, Max Baissette de Malglaive, hallucinant .
Un film à recommander, à adopter, l’essayer c’est l’adorer !
Excessif.Com “…mais de nous raconter une touchante, une bouleversante histoire d’amour, l’amour d’une mère pour son fils, l’amour d’un inconnu rebelle pour un enfant, l’amour de ce petit garçon innocent pour ceux qui l’entourent….”
Fluctuat.Net “..Coup d’essai, coup de maître. Pour son premier film au sujet délicat, Pierre Schoeller a réussi l’impossible : filmer la misère sans misérabilisme, émouvoir et décrire une triste réalité sans provocation gratuite ou fatalisme appuyé. Ce miracle a un (sacré) nom : Max Baissette de Malglaive, qui interprète le bout de chou Enzo…”

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3 thoughts on “Versailles – Un film de Pierre Schoeller

  1. Ce Guillaume, quel Depardieu !!!Je trouve que dès qu’il apparaît à l’écran il l’occupe tout entier. Il est fascinant.Un beau film avec un petit garçon extraordinaire qui m’a rappelé “Ponette” (tu l’avais vu Ponette !).

  2. @ Pascale :”..as-tu vu Ponette ..”, non je ne l’ai pas vu et dois avouer ma totale ignorance..ami google, à mon secours tu viendras..lolSinon je viens de voir tardivement mais je voulais me faire un truc relax, “Braquage à l’anglaise”, j’ai trouvé cela plus que sympa, mais que reproches tu à Jason Statham, il est parfait dans le role, un demi-dur, terriblement cockney..mais bon tu sembles avoir des exigences, un casting face à toi je ne me présente même pas..re-lolBon je me prends une semaine de vac’s mais je traine mon pc derrière moi…

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