Le Soleil Se Lève Aussi – Un film de Jiang Wen


LE SOLEIL SE LEVE AUSSI
Un film de Jiang Wen
avec Jiang Wen, Joan Chen, Zhou Yun, Jaycee Chan, Anthony Wong
Titre original : TAIYANG ZHAOCHANG SHENQI (Chine)

En compétition pour la 64ème Mostra de Venise

Synopsis

Succession de contes surréalistes en quatre tableaux qui mêlent deux destins : celui du fils d’une femme étrange et d’un universitaire déchu. La folie y croise les rêves, l’amour, les armes. Une invitation au voyage à travers le temps et la Chine, une symphonie de couleurs, de textures et de sons.
La bande son magistrale est signée Joe Hisaishi, maître japonais incontesté en la matière .

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L’esprit vierge de toute critique, à peine une vague idée rimant avec poésie , je suis allé voir ce film, charmé aussi par l’affiche.
D’emblée la chaleur des couleurs, ce coin de campagne, ce fils qui court partout, surveillant les agissements fantasques et dangereux de sa jeune mère, ses jolis chaussons rouges, la rivière, les arbres ,vous embarquent. J’ai dés ces premières images songé à Emir Kusturica, notamment lorsque l’auteur filme ce bout de berge herbeux qui se désolidarise et file le long du cours d’eau, mais là s’arrêtera la comparaison. Inutile, un style propre comme signature et une histoire en volets par laquelle il vaut mieux se laisser porter. Ainsi le second, un professeur, une escouade d’apprenties les mains dans la farine, pétrissant la pate, tout en chantant et balançant les jambes dans le style ballet quasi hollywoodien. Une appétissante infirmière-médecin, et c’est tout le coté sensuel qui se dévoile, désirs et frustrations, remarquable. Puis une histoire de fesses pincées lors de la cérémonie annuelle, et souffle le vent des années répressions, tribunal populaire et rééducation par le travail, nous revenons là à notre point de départ, la campagne, lieu d’exil. Les joies de la chasse goutées par les jeunes, ribambelles, multitudes, chargeant le gibier le tout sous des allures de troupes guerrières et finalement le serpent se mord la queue car nous retrouvons deux jeunes femmes cheminant à dos de chameau dans le désert de Gobi : l’une va retrouver son fiancé, l’autre est enceinte et endeuillée… la boucle se referme ! Du moins c’est ainsi que je l’ai compris, ressenti plus exactement, ces deux heures sont tellement riches en peintures humaines et paysagères, une musique digne de la performance cinématographique…Bref un petit bijou pour peu que l’on veille bien s’abandonner et se laisser envahir par ces images galopantes..Jouissif !


Excessif.Com “..Quête identitaire, folie menaçante, désir érotique et rivalité amoureuse se cognent au centre d’un écheveau survitaminé filmé par un furieux qui se contrefout des leçons de grammaire cinématographique et préfère l’audace inouïe d’un plan (la mère qui harcèle le fils parano lorsqu’il nage paisiblement dans le premier segment, contre-plongée sous l’eau) à la tranquillité pépère du cinéma de papa mou du genou. Audace permanente qui se répercute tout le long de ce trip poético-sentimentalo-lyrique totalement bordélique et totalement maîtrisé (sic) …Le résultat qui ressemble à une succession de tonalités différentes et contient plusieurs films en un, s’apparente à un mets épicé relevé par une incroyable audace visuelle et une énergie du tonnerre.
CritiKat.Com “..Le Soleil se lève aussi marque la fin du silence contraint d’un cinéaste dont la nouvelle œuvre est forcément très attendue. En quatre segments interdépendants, Jiang Wen nous entraîne dans un tourbillon de formes, de sentiments et de sensations. Si on peut s’y perdre et risquer l’overdose, on ne peut qu’admirer sa capacité à allier ambitions plastiques et fantaisies narratives, à faire surgir le tragique au beau milieu de la cocasserie. Et tout ceci en ne délaissant pas des points problématiques de l’Histoire contemporaine chinoise…”
CommeAuCinema.Com “..Le soleil se lève aussi est une métaphore contée de la Chine de cette époque-là, peut-être un brin enjolivée par la volonté du cinéaste, qui n’a surtout pas souhaité en faire une fable politique, mais plutôt une parabole fabuleuse, une sorte de grand rêve éveillé, halluciné. Il nous plonge dans une dimension seconde, à la lisière du fantastique, du psychanalytique et du surréel….” et “…On se souviendra quand même de cette phrase terrible prononcée par l’héroïne : “Pire que ne pas se rappeler, c’est ne pas oublier”…”

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