KHAMSA – Un film de Karim Dridi

KHAMSA
Un film de Karim Dridi

Avec Marc Cortes, Raymond Adam, Tony Fourmann, Medhi Laribi, Simon Abkarian

Synopsis

Sur le bord de l’autoroute du soleil à Marseille, le jeune Marco (Marc Cortes) s’est enfui d’une famille d’accueil pour rejoindre le camp gitan dans lequel il a grandi. Impulsif et violent, il avait brûlé la caravane de sa belle-mère avant d’être placé par les services sociaux. De retour parmi les siens, il retrouve son cousin Tony (Tony Fourmann), le nain et son vieux copain de toujours, Coyote (Raymond Adam), avec qui il fait les quatre cents coups depuis qu’ils sont enfants. Vols de scooters, de sacs à mains puis bientôt effractions et vols caractérisés lorsqu’ils rencontrent Rachitique (Medhi Laribi), un jeune Maghrébin de la cité. Les « bicots » et les « manouches », deux communautés qui habituellement ne se fréquentent pas et même s’affrontent. Pourtant c’est toute l’histoire de Marco, né d’un père gitan et d’une mère arabe, deux cultures qui ne se mélangent pas mais dans lesquelles le jeune garçon puisera quand même. La chaîne avec la petite main de Fatma qu’il porte au cou est son plus précieux trésor, un trésor hérité de sa mère disparue. Face à l’adversité de l’existence, il embrasse cette main appelée en arabe « khamsa » et chantonne un air manouche.(Source Excessif.Com)

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Loin de la poésie d’un Tony Gatlif, de la fantaisie d’un Emir Kusturica, Khamsa partage pourtant l’amour de la nation gitane, peuple éparpillé aux frontières de l’europe, rassemblé au porte des métropoles, comme ici Marseille. Une fierté et une identité pour principal bagage, des caravanes bien souvent comme principal logement. Sauf pour Marco, de sa mère décédée il hérite la Khamsa , et le voila fils d’arabe, de son père gitan le voici manouche.
Khamsa est aussi une plongée dans le monde de la petite délinquance, vol à la tire, cambriolages, vols sur les chantiers de Marseille, Marco, son pote gitan Coyote accomplissent tous ces larcins la tête ailleurs, comme s’il ne s’agissait que d’un jeu…Et c’est bien ainsi qu’ils le prennent, cette somptueuse villa, ce luxe indécent ne sont que source d’amusement, baignoire immense, televiseur plasma, et autres jeux.
Bien sur cela doit à un moment ou un autre coincer, déraper…
Pour Marco, l’apprentissage de la vie va vite, trop vite, le lien principal familial sa grand-mère mourante finit par le laisser seul. Et si sa main de gamin cherche et trouve celle du père, celui-ci ne lui abandonnera que la caravane avant de partir vers d’autres horizons..
Au fil des épreuves, quand Marco comprends que lui seul est maitre de son avenir, son regard devient plus fixe, plus dur et s’il doit prouver quelque chose il le fera. Et au fond de lui-même commence à germer une idée, travailler comme pâtissier,…Souffler !
L’avenir le lui permettra il ?
La camera en grand format, en scope, englobe, héros principaux et tout notre petit monde, gamins de Marseille, manouches, le film prend des allures de témoignage social , les acteurs du cru, donc non professionnel pour la plupart fournissent un travail brillant empreint de naturel et de sincérité.
Mais personnellement c’est bien le personnage Marco, ce regard qui semble voir à travers les choses, fruit du mélange de deux cultures, et donc encore plus riche et ..plus fier aussi !
Excessif.Com “..le premier plan du film est évocateur, Marco marche sur le muret du bas-côté de l’autoroute : une marche en équilibre, quelque peu instable, qui démontre combien le gamin, qui a perdu sa mère et qui est délaissé par son père, n’a d’autre choix que de faire confiance à une seule personne, lui-même. Ce qu’il ne possède pas par sa petite taille et son corps maigre, il le décuple dans un regard sombre qui semble défier le monde entier. C’est ainsi qu’il marche sur la route de la vie, un route incertaine et sinueuse mais que le petit Marco n’a pas peur d’affronter….”
àVoir-àLire.Com “…Loin des bons sentiments et des faux-semblants, Karim Dridi ne mâche ni ses mots ni ses images. Il filme à vif le vécu de ces enfants, tous à la limite du point de non retour. Des gamins au départ non-professionnels, qui jouent tout simplement à se raconter eux-mêmes à travers des situations sordides, sans pathos aucun, mais avec un fort sentiment d’empathie de notre part…”

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