Au diable Staline, vive les mariés !

Au diable Staline, vive les mariés !
Un film de Horatiu Malaele

avec Alexandru Potocean, Luminita Gherghiu et Valentin Teodosiu…
Roumanie

Synopsis

Roumanie de nos jours.
Une équipe de tournage arrive dans un village isolé pour un reportage sur des phénomènes paranormaux. A la surprise de tous, seules de vieilles femmes en deuil habitent ce village. Quelle est donc leur histoire?
Roumanie 1953
Ana et Lancu sont sur le point de se marier. Tout le village s’attèle aux préparatifs de la noce. C’est un véritable festin qui attend tous les convives. Alors que la fête bat son plein dans le jardin de la maison, le maire du village et le commandant du régiment font irruption pour annoncer la mort de Staline ainsi qu’une semaine de deuil national prenant effet sur le champ. Toutes les festivités sont interdites. Malgré l’interdiction, les mariés et leurs invités feront preuve d’ingéniosité pour poursuivre la fête…

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Cela débute dans une ambiance et un décor sinistre. Des bâtiments industriels abandonnés, en ruine qu’hantent des femmes toutes de noir vêtues. Une équipe Tv interroge et filme un drôle d’anniversaire à la recherche d’images insolites tandis que sur les lieux semble planer une étrange présence. Retour en arrière, à ce jour funeste que l’on s’apprête à célébrer.
les champs de vestiges laissent alors place à ceux de blé, aux prairies , fleurs et arbres pour l’ ambiance champêtre d’alors. Un petit village pauvre que le réalisateur filme un peu à la Pagnol, les scènes de troquet, un peu à la Don Camilo, le maire et ses quelques sbires, plus bêtes que méchants, chantant bien haut les vertus du communisme alors que les troupes russes manœuvrent au loin.


Et tout ce petit monde s’agite gentiment, dans une mise en scène qui ne peut qu’évoquer (est-ce un hasard ?) Emir Kusturica ! Horatiu Malaele filme la vie de ce petit monde, rivalités, amours et passion pour nos deux jeunes tourtereaux, occasion de quelques très belles images, très originales.
Voila une ambiance haute en couleur, qui me laisse toutefois un peu réticent, un sentiment d’assister à quelque chose d’un peu surfait, surjoué. La sarabande qui entoure Kusturica, sa bande, sa famille, ne joue pas vraiment la comédie elle la vit face à la caméra, retranscrivant le délire imaginé par son auteur .Ici manque peut-être un esprit d’unité, tout au moins dans cette partie là, les préparatifs du mariage, l’arrivée du cirque et catastrophe l’annonce du décès de Staline…adieu veau, vache..Non, nos astucieux amis, se réunirons, bravant l’interdiction dans la plus grande des salles de ferme et y ferons bombance..En silence.
Là le film trouve son second souffle, la farce est énorme, est-ce d’un conducteur d’acteur venu du théâtre que nait cette magie. Magnifique banquet tout en silence où les scènes de mime sont nombreuses et hilarantes. Bref la tablée et ses hôtes, silence oblige délivre des moments épiques, le talent du réalisateur est alors immense…tout comme la fin, habilement gérée, dramatiquement monstrueuse. Seul et unique rappel de l’horreur d’alors !
Excessif.Com “..La ressemblance avec le cinéma d’Emir Kusturica est frappante. On y retrouve ce goût pour des gens simples, proches de la nature, de la fête et surtout de l’Amour…”
CritiKat.Com “…Le cinéma roumain est en forme. … Picnic a chatouillé notre attention en ce début d’année, Au diable Staline poursuit l’effort et l’amplifie à sa façon, foutraque et outrancière…”

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s