DELTA – Un film de Kornél Mundruczo

DELTA
Un film de Kornél Mundruczo
Hongrie

Avec Félix Lajkó, Orsolya Toth, Lili Monori…

Aperçu :

Un jeune homme taciturne regagne la nature isolée et sauvage du Delta, un labyrinthe de voies navigables, d’îlots et de végétation luxuriante qui coupe la population locale du reste du monde. Le jeune homme, qui avait quitté le Delta dans son enfance, y rencontre une soeur dont il ignorait l’existence. Frêle et timide, elle est pourtant résolue lorsqu’il s’agit de le rejoindre dans la hutte délabrée qu’il habite. Eloignés de tous, ils se lancent alors ensemble dans la construction d’une maison sur pilotis au milieu de la rivière. Un jour, ils invitent les gens du pays à partager un dîner, mais les villageois n’acceptent pas leur relation ‘contre-nature’.

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Le Delta du Danube, comme magnifique écrin, un frère de retour on ne sait pas bien d’où se découvre une sœur qu’il ne connaissait pas. Celle-ci en profite pour fuir mère et beau-père entreprenant.
Le début est lourd, flotte dans l’air comme une chape de plomb, l’atmosphère du Delta. Peut-être, ilot de verdure entouré d’une immensité d’eau, mais aussi l’accueil peut amène de la mère et son nouveau compagnon.


La suite offrira une bouffée d’oxygène, loin de l’atmosphère étouffante et que l’on devine viscéralement mauvaise du village. Haine de l’étranger, de celui qui est différent et enfin ce mot prononcé, imaginé par le beau-père, relation contre nature entre frère et sœur, inceste. Accusation injuste à ce moment là et d’autant plus répugnante qu’il vient de violer bestialement sa « belle-fille » !
A l’opposé, règne sur le delta, une ambiance apaisé, les pontons, les murs se montent, la cabane y prend une allure idyllique. Le frère et la sœur laisse enfin échapper quelques mots et partage enfin tout laisse à le croire la chaleur, le réconfort de leur peau, de leur chair !
Capter avec pudeur, suggérer, laisser même une place au doute, frère et sœur, les voici là dans cette magnifique nature apaisés et libres, même le sort leur sourit quand les filets posés par Mihail ramène une pêche miraculeuse.
L’occasion de convier le village à une immense grillade, pain, alcool et poisson…à suivre
Si le Delta, hormis une averse ou deux, luisant sous le soleil ressemble à un havre de paix, il s’apparente aussi à un lieu difficile et limite peu accueillant, il faut avoir une mentalité d’ermite pour vouloir y vivre.
Et ceux qui s’écartent de la norme archaïque….En payent le prix fort …Et C’est la tortue qui s’en sort le mieux, animal antédiluvien qui regarde passer les hommes et leur drôle de comportement.
Un film un peu pesant, un peu déprimant, esthétiquement parfait sinon… !
A noter la procession des canots sur le fleuve, fabuleuse image….que j’ai aussitôt associée dans mon esprit au morceau de Noir Désir « Le fleuve », pas vraiment de rapport avec les paroles, non juste une question d’ambiance….Sombre !
CritiKat.Com “..Mihail et sa sœur Fauna se rapprochent physiquement jusqu’à effleurer l’inceste – on ne saura jamais s’il est réellement commis – sous l’œil peu amène des juges du village, une population plus déviante que les deux “amants” puisqu’elle n’accepte aucun dépassement, aucune sortie de son îlot de non-droit. Kornél Mundruczó explore bien davantage la déviance morale d’un pays que la déviance sexuelle d’un couple peu commun : étonnant de simplicité, son regard n’est ni moralisateur, ni complaisant. Il laisse ses personnages se débattre dans la tranquillité d’une terre ceinte d’eau…”
Le Monde.Fr – “Delta” : à l’embouchure du Danube, un conte qui a la force d’un mythe

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