Tokyo Sonata – De Kiyoshi Kurosawa

Tokyo Sonata
De Kiyoshi Kurosawa

Avec Teruyuki Kagawa, Kyoko Koizumi, Haruka Igawa, Yu Koyanagi, Kai Inowaki…

Prix du Jury Un Certain Regard – Cannes 2008

Synopsis

Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils aîné est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille …

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Ou quand vacillent les murs d’une famille japonaise ! Au commencement était le père(Kagawa Teruyuki), pilier de celle-ci, contraint d’abandonner sa place au sein de la société qui l’emploie et cachant sa situation soudaine à sa famille. Commence pour lui un étrange parcours, celui du mensonge, sauver les apparences, continuer d’être aux yeux de sa famille. ..le chef de celle-ci !
Oui mais quand on doit pour se faire, passer ses journées dehors, manger à la soupe populaire, affronter les queues interminables de l’agence pour l’emploi. Sous la calme attitude les nerfs souffrent. Et la relative harmonie, qui règne sur cette famille, dans cette maison, à l’instar du souffle d’air froid, du coup de vent et des bourrasques de pluie des images d’ouverture, lentement se désagrège sous l’œil efficace de la caméra de Kiyoshi Kurosawa.
Quand le fils ainé (Yu Koyanagi) éternellement absent annonce son intention de se joindre aux troupes américaines (nous sommes à la veille de l’intervention en Irak) et ce avec ou sans l’accord paternel, quand le fils cadet(Kai Inowaki), légèrement rétif à la scolarité traditionnelle souhaite coute que coute apprendre le piano, ce que le père refuse, évidemment sans pouvoir avancer un seul argument, situation financière oblige, et finit par se mettre dans une fureur noire…
Quand la femme au foyer finit également ressentir le changement qui doucement mais surement touche l’ensemble des quatre membres de la famille..
Nous sommes au bord de l’explosion, elle touchera chacun d’une manière différente, l’exil pour l’un engagé volontaire, le plus jeune bravera lui les interdits et n’est-il pas le plus à même d’être dans le juste aussi vrai que l’avenir repose sur la jeunesse. Le père, ancien cadre rétrogradera sur l’échelle sociale, sonné, hébété, jusqu’à son étrange découverte..Le choc..
La mère (Haruka Igawa) vivra aussi son aventure, drôle d’intermède, qui peut sembler saugrenu je l’ai trouvé génial, sur sa route un personnage halluciné ou hallucinant (Koji Yakusho), un intermède à la poésie douce et amère .Une aventure pour dire j’existe. Toute cette dernière partie est marquée du sceau du destin, de l’espoir comme du rêve envolé.
Toucher le fond pour mieux remonter, s’égarer pour mieux repartir, sur un meilleur et plus aisé chemin ?
Jusqu’au final, le réveil avec dans les oreilles une petite musique celle qu’un gamin doué les doigts sur le clavier d’un piano de concert propulse dans l’espace ! Magique !
Excessif.Com “… Ses plans-séquences ne servent plus à faire joujou ni même à tester les résistances du spectateur, mais traduisent plus que les mots qu’il s’agisse de capter une balade improvisée mue par le syndrome de Stockholm ou de filmer comme une mauvaise blague une longue file d’attente des actifs au chômage…”
CritiKat.Com “…Tokyo Sonata, qui est une œuvre de transition, amène le cinéma de Kurosawa vers des horizons plus engagés socialement…”
Le Monde.Fr“Tokyo Sonata” : une famille au Japon, c’est aussi un film d’épouvante

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