Wendy and Lucy – De Kelly Reichardt

Wendy and Lucy

Un film américain
de Kelly Reichardt

Avec Michelle Williams, Will Patton, Will Oldham, John Robinson, Wally Dalton …

Synopsis

Wendy(Michelle Williams), accompagnée de son chien Lucy, a pris la route de l’Alaska dans l’espoir de trouver un petit boulot et comencer une nouvelle vie. Lorsque sa voiture tombe en panne dans une petite ville de l’Oregon
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En alignant les plans, judicieusement choisis, brillamment cadrés, Kelly Reichardt met en scène une histoire toute simple. Une jeune fille et son chien, un vigile bienveillant pour l’essentiel lui suffisent pour monter son scénario, quelques intervenants supplémentaires pour les besoins du script that’s all.
Ou plutôt, le reste est impressions et sentiments. Après avoir cadré sur les voies de chemin de fer , un point de fuite nous mène à Wendy qui tout en chantonnant lance inlassablement son bâton à Lucy . Le jeu entre le maitre et le chien les mène à la tombée de la nuit à la rencontre, (de l’aspect social des chiens), avec un groupe de jeunes marginaux réunis autour d’un feu de joie. Eux gagnent la Californie, Wendy l’Alaska dans l’espoir d’y trouver un job.
Au petit matin, alors que Wendy a passé la nuit dans sa voiture, ses finances sont réduites et comptées, et qu’un vigile lui demande de dégager son véhicule celui-ci refuse de démarrer.
Le début des ennuis pour Wendy..et aussi pour Lucy..Abandonnant son chien l’espace d’un instant, prise en fragrant délit de chapardage à la superette locale, Wendy se voit conduite au poste de police, alors que Lucy reste accrochée au pied du magasin.
Le temps d’être fichée, de payer une amende, à son retour plus de Lucy ! Commence alors une croisade pour retrouver la chienne, envisager de réparer la voiture. Aidée en cela par la présence rassurante et bienveillante du gardien, Wendy s’accroche, nous découvrons avec elle les à coté fâcheux de cette petite bourgade, soumise à la pauvreté, le travail manque et ils sont nombreux à glaner quelques pièces du ramassage de canettes par exemple. Il y a aussi les bien-pensants prompts à vous dénoncer et à jeter la pierre au voleur de pomme..
Se débarbouiller dans les toilettes d’une station service, croiser un esprit égaré alors qu’on dort en pleine nature, des expériences pas toujours agréables ou rassurantes. Mais à cote reste le geste minime mais si précieux, un coup de fil offert, une main tendue quelques secondes. Quelques grammes de chaleur qui peuvent vous faire oublier toute une nuit d’angoisse et d’inconfort.
J’ai trouvé plein de « correspondances, là dans mon esprit, elle n’appartiennent pas à l’auteur, oui on peut songer surtout niveau éclairage ,absence de celui-ci ,et mise en scène dépouillée à Gus Van Sant, mais j’ai aussi replongé dans quelques secondes d’un film mythique « l’épouvantail(Scarecrow )» de Jerry Schatzberg avec Gene Hackman & Al Pacino , l’élément déclencheur, les trains et aussi cette période de dépression économique, et puis quel plaisir de se souvenir de ce film phénoménal Palme D’or à Cannes, vous dire ma mémoire a même ressorti quelques nœuds étranges avec « Chacun cherche son chat » de Cedric Klapisch, bon là un fil tenu juste pour le plaisir d’évoquer ce petit film français.
Ainsi cette campagne d’affichage improvisée, Wendy est toute tendue vers un seul but retrouver son chien ..et poursuivre sa route..
Qu’en sera-il ?
Une œuvre remarquable, de simplicité rimant avec efficacité, jamais larmoyant, humain toujours, de ces petites étincelles que font deux solitudes qui un instant se croisent et se comprennent !
Encore une fois un gros, non, un immense coup de cœur..
Ou comment avec trois fois six sous toucher à la perfection !
Quand à cette fin …Sublime..il vous faudra aller vous enivrer d’émotions avec Wendy & Lucy !

Excessif.Com “..Pour Kelly Reichardt, le cinéma, c’est l’art simultané de l’espace et du temps. Le cinéma comme on aimerait qu’il soit toujours et partout. ..”
CritiKat.Com “..et passeurs, malgré tout, d’une bienveillance minimale, de la seule aide qui puisse se porter en un monde aussi hostile et verrouillé, celle d’individus isolés dont la route se croise pour un instant où il devient vital de déposer chez l’autre quelque chose de soi. C’est là tout l’humanisme de Wendy & Lucy.3
Le Monde.Fr“Wendy & Lucy” : en panne sur la route vers le rêve américain
“..Wendy & Lucy filme sans y toucher la panne sèche de l’Amérique et classe Kelly Reichardt parmi les cinéastes indépendants les plus prometteurs de ce grand pays.”

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3 thoughts on “Wendy and Lucy – De Kelly Reichardt

  1. @ Pascale ; Merveilleux, nous sommes ,enfin..d’accord ! {;o)Vive le cinéma indépendant américain capable de nous sortir de véritables pépites !As-tu vu “l’épouvantail” soit “Scarecrow” en v.o ? J’ai eu l’occasion de le revoir sur grand écran récemment, tout ce qui touche à “la route” me touche énormément, ce film immense Palme D’or à Cannes en 1973 avec deux acteurs de génie te laisse k.o comme ce film ,aux moyens plus modestes ,mais aussi efficace ! @+

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