Etreintes brisées – De Pedro Almodovar

Etreintes brisées
Titre original : Los abrazos rotos
Un film espagnol de ,

Avec Penélope Cruz, Blanca Portillo, Lluis Homar, Jose Luis Gomez, Carlos Leal …

Sélection officielle Cannes 2009 – En compétition

Synopsis

Dans l’obscurité, un homme écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a eu un violent accident de voiture dans l’île de Lanzarote. Dans l’accident, il a non seulement perdu la vue mais aussi Lena, la femme de sa vie. Cet homme utilise deux noms : Harry Caine, pseudonyme ludique sous lequel il signe ses travaux littéraires, ses récits et scénarios ; et Mateo Blanco, qui est son nom de baptême, sous lequel il vit et signe les films qu’il réalise. Après l’accident, Mateo Blanco n’est plus que son pseudonyme, Harry Caine. Dans la mesure où il ne peut plus faire de films, il s’impose de survivre avec l’idée que Mateo Blanco est mort à Lanzarote aux côtés de sa Lena adorée. Aujourd’hui, Harry Caine vit grâce aux scénarios qu’il écrit, et avec l’aide de son ancienne et fidèle directrice de production, Judit García, et du fils de Judit, Diego, qui fait office de secrétaire, dactylo et guide d’aveugle.
Depuis qu’il a décidé de vivre et de raconter des histoires, Harry est un aveugle actif et attractif qui a développé tous ses autres sens pour jouir de la vie, sur fond d’ironie et dans une amnésie volontaire. Il a effacé de sa biographie toute trace de son identité d’origine, celle de Mateo Blanco.
Une nuit, Diego a un accident et Harry s’occupe du garçon (sa mère, Judit, se trouve loin de Madrid et ils décident de ne rien lui dire, pour ne pas l’inquiéter). Pendant les premières nuits de sa convalescence, Diego demande à Harry de lui parler de l’époque où il se nommait Mateo Blanco. Après un moment d’étonnement, Harry y consent et raconte à Diego ce qui s’est passé quatorze ans auparavant avec l’intention de le distraire, comme un père dirait un conte à son enfant pour l’endormir.
L’histoire de Mateo, Lena, Judit et Ernesto Martel est une histoire d’amour fou, dominée par la fatalité, la jalousie, l’abus de pouvoir, la trahison et le sentiment de culpabilité. Une histoire émouvante et terrible dont l’image la plus éloquente est la photo de deux amants enlacés..

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Une femme Lena (Penelope Cruz), deux hommes, tous deux fous d’elle ! L’un Ernesto Martel (José Luis Gomez ) possessif, ne la retient que par la puissance de sa fortune. L’autre, Mateo (Lluis Homar), réalisateur inspiré, se voit confier ses débuts dans la carrière. Entre elle et le réalisateur c’est le coup de foudre immédiat. Il leur faudra dans un premier temps déjouer la suspicion, ainsi que la surveillance du jeune beau-fils, chargé par son père d’effectuer un reportage suivi , une surveillance des instants partagés sur et hors plateau par la comédienne et son directeur d’acteur.
Cette histoire, Mateo/Harry Caine, devenu aveugle, se la remémore, la partageant avec un jeune homme son secrétaire …qui vient de risquer sa vie…


Ainsi démarre le véritable récit de cette superbe histoire d’amour, avançant par flash-back, relatant la vie de Lena avant sa rencontre, sa prise en charge par son patron, puis amant et enfin l’amour véritable, son éclosion auprès de Matéo.
Almodovar nous livre ici une histoire d’amour qui pourrait être presque banale..si elle n’était emballée, mise en image et en récit par un maitre conteur.
Portraits des personnages traversant, hantant le film…
Du beau-fils aux penchants homosexuels, sa passion pour capter tout ce qui bouge, accroché aux basques de celui qu’il considère comme un maitre et en même temps trahissant celui-ci au profit de son père. Magistral le coup de la lecture sur les lèvres…
Les références dans ce film sont nombreuses, certaines nous échappent certainement mais remontent avec le temps en notre mémoire. Comme subsistent ces décors multiples, ces couleurs très seventies, beaucoup d’orange, pour évoquer le récent passé, ces extérieurs fantastiques, sur fond de mer et allures volcaniques.
Alternent aussi quelques moments franchement détendus, prêtant à sourire, Almodovar et ses femmes au bord de la crise de nerfs affleurent !
Bref un film très riche sans être surchargé, une terrible douceur faite d’amours et jalousies, trahisons et souffrances, de multiples petits secrets. Génialement mis en scène, d’une photo parfaite à l’image de cet homme aveugle caressant un visage sur un pan de mur…Son amour !


Excessif.Com
“.. mélodrame mâtiné de film noir, dans lequel il donne un rôle de femme fatale malmenée par la vie à Penelope Cruz et orchestre une nouvelle déclaration d’amour au cinéma à travers la relation ambiguë entre un cinéaste atteint de cécité et une actrice, amante d’un homme milliardaire

Le Monde.Fr
“Etreintes brisées” : Almodovar fait briller son manque d’inspiration

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4 thoughts on “Etreintes brisées – De Pedro Almodovar

  1. @ Pascale : Oui, même si l’Almodovar plus caustique me manque un peu !Niveau narration et ces images à la beauté travaillée, oui on frôle comme tu dis…

  2. Un beau film il est vrai même si ce n'est pas celui que je préfère d'Almodovar. Je lui reconnais de très beaux plans, une belle photographie, un superbe casting. Mais je ne sais pas il y manquait le petit truc, cette petite chose indéfinissable qui habite encore longtemps après.

  3. @ Vero : "..cette petite chose indéfinissable.." Comme quand Almodovar pénètre l'âme humaine, sa part feminin/masculin, et nous entraine dans des danses effrénées !Comme dans "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?" ou ..ho et puis y a tant, une petite retrospective spéciale Almodovar serait la bienvenue.L'homme m'inspire une infinie tendresse..et ses héroïnes/actrices, aussi(Victoria Abril et Rossy de Palma entre autres )!!!

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