Who’s That Knocking At My Door? – de Martin Scorsese


WHO’S THAT KNOCKING AT MY DOOR?
Un film de Martin Scorsese (États-Unis, 1967)
Avec Harvey Keitel (J.R.), Zina Bethune (la fille)…

Synopsis

Petite frappe du quartier italien de New York, J.R. décide de se poser pour épouser la femme qu’il aime. Il apprend que celle-ci a été violée quelque temps plus tôt et il ne peut en supporter l’idée…

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J’ai aime cette première ballade à laquelle nous convie le jeune Scorsese ! Petite Italie, la Mama prépare la Pasta généreusement farcie, autour de la table de cette cuisine simple, un four, un évier, une table et quatre ou cinq enfants, sur un meuble une miniature de la sainte vierge et son petit !
La pellicule gagne en netteté et dans les rues de New-York, la « petit Italie » sans doute, deux bandes rivales s’affrontent à coups de pieds et de battes, mauvais garçons en tenue nickel, costards cintrés et gomina, parmi eux le jeune J.R (Harvey Keitel).
Plus tard dans un bar, minuscule troquet rital, propriété du chef du groupe, J.R et les siens arrosent le début de soirée non sans avoir claqué le museau d’un des leurs, voleur et tricheur.
L’ennui est l’ennemi des jeunes nous les suivrons malgré les réticences de J.R dans une virée, la ville, ces grosses américaines, que l’on charge sur un ascenseur, bref autant d’images propre à cette immense cité.
Cela devait constituer le sujet d’étude de Martin Scorsese, insatisfait il décide d’y greffer, et ce pour notre plus grand bonheur un volet sentimental. La rencontre à bord du ferry de Long Island , entre J.R et une jeune femme véritable océan de blondeur, la fille interprété par Zina Bethune.
Une longue discussion, suivie d’autres rencontres, magnifiques balades sur les toits de New-York, un amour naissant. Des discussions animées, où Scorsese révèle quelques unes de ses passions, ainsi de John Wayne et donc le genre western.
Restent les instants plus troubles, ceux où un homme marqué, trempé dans un esprit machiste et catho, laisse entrevoir le fossé subsistant entre la modernité de Zina et la barrière que l’éducation, des décennies d’imprégnation religieuse et familiale ont creusé dans la tête de J.R .
Il classe sans appel les femmes en deux catégories, celles que l’on « couche » , (voir la partie rajoutée, véritable clip sexy, immense Keitel sur un fond signé des Doors, ), et celle qui aussi pure que la sainte vierge deviendra une épouse et une mère pour les enfants.


La révélation de Zina, son orgueil de male, le trahira, incapable de dépasser cette blessure alors que ce n’est pourtant pas lui qui l’a reçu !
Voila, dans une église, recherchant un apaisement ou un pardon, allez savoir !
Je suis sorti de cette séance ravi, imprégné de splendides images, fonds de New-York, Club où des jeunes en délire joue avec un gun, morts de rire, remarquablement saisis au ralenti par la camera du chef operateur, Harvey Keitel si jeune et accrochant déjà si bien l’image, immense, avec Zina Bethune, couple qui dans un premier temps nous fait littéralement fondre, magnifique love story, pour finalement si mal finir..Oui je connais la chanson
Voila très franchement, très sincèrement, pour ce petit essai, un gros coup de cœur et de plaisir, Je suis sorti du ciné avec un certain gout en bouche, une odeur de N.Y que je ne connais pas, des mauvais garçons, qu’il m’arrive de croiser, odeur d’amour qu’on entrevoit, croit saisir et s’échappe aussi ! Bref Ravi !

CritiKat.Com “…ce sera par l’alternance de séquences où Harvey Keitel vivote à Little Italy avec ses deux compères et celles des balades amoureuses avec la fille que le film va trouver sa portée et sa circulation première. Ainsi, lorsqu’il regagne son clan, le personnage de Keitel est toujours ramené à son enfermement secret et face à ces projections mentales qui le plongent dans des tourments saisissants (l’acteur Keitel se révèle ici). Isolé dans son for intérieur et pétrit par son éducation catholique, J.R se retrouve constamment dans un entre-deux inconfortable et absolument inconciliable…”
Le Monde.Fr “Who’s That Knocking at My Door” : Martin Scorsese, retour à la source d’une oeuvre

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