La Vida Loca – De Christian Poveda ( documentaire)

La Vida Loca

Un film mexicain, français, espagnol

De Christian Poveda(R.I.P)
( documentaire) .

Documentaire

On les appelle les Maras. Construits sur le modèle des gangs de Los Angeles, ces groupes de jeunes sèment la terreur dans toute l’Amérique Centrale. Plongée dans les banlieues de San Salvador dans le quotidien des membres d’une armée invisible. Nouveau fléau mondial qui détruit par la violence aveugle les principes démocratiques et condamne à mort une jeunesse privée de tout espoir d’avenir.
Dans les banlieues de San Salvador, la violence et la mort font partie du paysage local. Issus des gangs de Los Angeles, les Maras sèment la terreur et se vouent une haine implacable entre clans. Pendant une année, Christian Poveda a suivi les Maras 18.
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Ils appartiennent à La Mara, la 18 plus précisément ! Là-dessus pas de risque de se tromper garçons comme filles portent pour la plupart le nombre 18 tatoué le plus souvent de la façon la plus ostentatoire possible, sur le visage, le tatouage recouvrant parfois quasi entièrement celui-ci !
La Mara, la 18 leur tient bien souvent lieu de père et mère, leurs frères et sœurs sont ces compagnons de misère et en quelque sorte leur compagnons d’armes, ils survivent, on le devine sans que cela ne soit pourtant implicitement démontré, le reporter a du se voir poser certaines barrières à ne pas franchir. Où plus intelligemment a-t-il choisi de s’intéresser au quotidien, étonnant cocktail de misère, de ferveur religieuse et des conséquences d’une violence inter-gangs!
Tout en suivant quelques uns des personnages choisis, une jeune mère et son enfant et sa propre recherche pour trouver celle qui l’a mise au monde, une autre jeune femme, un œil clos emporté par une balle perdue, et qui chemine sur le chemin et l’espoir entrevu de retrouver un brin de coquetterie grâce à une prothèse oculaire. Ces hommes enfin qui viennent de monter leur boulangerie, communautaire, le pain fait par et pour la mara, un projet quasi social pourtant bien souvent contrarié par les incessantes descentes de police, une véritable escouade de l’armée en fait. Les locataires de la mara 18 effectuent ainsi de fréquents allers retours derrière les barreaux des postes de police, quand il ne s’agit pas de séjours plus longs. Un moindre mal quand on y pense , quand on assiste aux funérailles fréquentes qui réunissent le clan, pleurs et promesses de vengeance vis-à-vis du gang ennemi.
Alors que Christian Poveda déroule son documentaire avec respect et pudeur, s’intéressant aux hommes et femmes, occultant le volet de L’ultra violence, nous rappelant juste celle-ci à intervalles réguliers, quand dans l’obscurité résonnent deux claquements secs, vous tressaillez sur votre siège, et c’est un visage que vous venez à peine de connaitre qui vient de rendre l’âme, terrible !
Un présent peu reluisant, un avenir plus que incertain, pour un soir, une après midi on se réunit, on fête un anniversaire, ici un de plus c’est déjà beaucoup, alcool et défonce, sexe et drogue,avant de peut-être partir en expédition ..Mais là c’est moi qui extrapole !
Christian Poveda s’attache aux êtres humains qu’il a rencontré, réussir à être accepté pendant plus d’un an , à imposer la présence parfois intrusive d’une caméra est en soit un exploit. Il fallait un sacré courage, une conception sacré du métier !
Malheureusement il n’a pu éviter le faux pas et cette fin tragique qui fut la sienne, rejoignant ainsi la quasi totalité des jeunes rencontrés ! La mort précoce au détour d’un chemin !

Excessif.Com “..Le vrai sujet du film pour le réalisateur est la solitude humaine. Une solitude qui les pousse à entrer dans le gang très jeune pour y trouver une famille, qui les poursuit pendant leur courte existence face aux épreuves difficiles, et qui vient brusquement les achever lorsqu’on les retrouve étendus au coin d’une rue. « Tôt ou tard, c’est l’hôpital, la prison, ou le trou ». Chacun d’eux en est conscient. De cette idée découle une structure en spirale qui nous enfonce à chaque mort un peu plus profondément dans le cauchemar quotidien de ces gens qui sont voués à perdre leurs proches un par un, la plupart du temps sans aucune raison, entraînant des réactions en chaîne sans fin. La scène finale, qui remonte aux rites de passage, montre à quel point la violence a perdu tout son sens, devenant un jeu presque banal et naturel dans la vie des enfants. ..”
CritiKat.Com “…« Ne chantez pas la mort, c’est un sujet morbide » se moquait Ferré. La Vida Loca chante pourtant la mort : non seulement la mort dans les rues salvadoriennes pour les membres de Maras, les gangs locaux, mais aussi, à son corps défendant, la mort de Christian Poveda, son réalisateur, assassiné par les membres de ces gangs qu’il avait approchés. Comment aborder un film entouré d’une telle aura morbide, comment conserver un esprit critique lorsque l’auteur d’une œuvre s’est transformé en martyr ?..”
Le Monde.Fr“La Vida loca” : assassinés au Salvador

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