A Serious Man – De Joel & Ethan Coen

A Serious Man
Réalisation De
Joel & Ethan Coen

Avec Michael Stuhlbarg (Larry Gopnik), Richard Kind (Oncle Arthur), Fred Melamed (Sy Ableman), Sari Lennick (Judith Gopnik), Aaron Wolff (Danny Gopnik), Jessica McManus (Sarah Gopnik), David Kang (Clive Park), Benjamin Portnoe (le copain de Danny), Amy Landecker (Mrs. Samsky), George Wyner (Rabbi Nachter)

L’histoire

Nous sommes en 1967, et Larry Gopnik, professeur de physique dans une petite université du Midwest, vient juste d’apprendre que sa femme Judith allait le quitter. Elle est tombée amoureuse de l’une de ses connaissances, le pontifiant Sy Ableman. Aux yeux de Judith, Sy est un homme plus important que son insignifiant mari. Arthur, le frère de Larry, est incapable de travailler et dort sur le canapé. Danny, son fils, a des problèmes de discipline à l’école hébraïque, et sa fille Sarah pioche en cachette dans son portefeuille pour accumuler de quoi se faire refaire le nez.

Alors que son épouse et Sy Ableman font allègrement de nouveaux projets domestiques et que son frère devient un fardeau de plus en plus lourd, quelqu’un écrit des lettres anonymes pour saboter les chances de Larry d’être titularisé à l’université. Un de ses étudiants tente de le soudoyer pour obtenir son diplôme tout en le menaçant de l’attaquer pour diffamation. Et sa superbe voisine le tourmente en prenant des bains de soleil entièrement nue…

Luttant désespérément pour trouver un équilibre, Larry cherche conseil auprès de trois rabbins différents. Quelqu’un pourra-t-il l’aider à faire face à ses malheurs et à devenir un mensch, un homme bien ?

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A Serious Man
En des temps reculés…voila pour « l’apologue* », qui voit un bon samaritain bien mal récompensé, mais n’était-ce donc pas le diable sous des allures humaines prêt à offrir ses bons services . Brave bougre ou fieffé malin nous ne le saurons car dans son corps, dame méfiante planta son couteau qui vit s’enfuir l’animal. Derrière ce court prologue se cache une morale ou une leçon à retenir, bien habile celui qui la déchiffrera
Années soixante, Middle-west, pendant que son père s’escrime à aligner des formules mathématiques sur le tableau, son fils disc-man sur les oreilles ignore brillamment le cours d’hébreu jusqu’à être pris la main dans le sac…
Bienvenu dans la petite cité pavillonnaire, tout confort, standardisée et en mot vaguement déprimante. Entrez dans ce qui est encore la maison de Larry Gopnik. Venez partager le « Ying et le Yang » de ce dernier. Un coup sur la cafetière (sa femme veut le divorce), un lot de consolation, la jolie voisine d’en face, au mari style G.I souvent au match ou à la pèche.
Poussé voir quasiment piégé dans une tentative l’amenant à falsifier des notes d’examens, lui si intègre , en même temps peut-être une solution à ses problèmes d’argent. Et puis l’avenir, sa titularisation soumise à caution de ses pairs, et cette date marquante la « bar mitzvah » de l’ado, grand fumeur devant dieu et le Jefferson Airplane !(si le Dead a marqué son époque de sa musique, dieu est encore à démontrer ;o)
Entre deux rendez-vous avec les avocats divorce hébraïque oblige et ses cours à la fac, Larry sur des conseils avisés, se résout à consulter un rabbin, du premier jeunot aux métaphores macadamisées, au second à « la dent dure » au troisième, le nec plus ultra mais tellement busy..
Surprenant ce dernier opus des Brothers Coen, d’abord pas vraiment folichon, l’on sourit plus que l’on ne rit, cette avalanche de semi catastrophes s’abattant sur le placide Larry…
On a vraiment envie de lui prendre la main pour avec force la flanquer dans la tronche de ses tourmenteurs bien intentionnés !


Difficile aussi pour l’athée de plonger dans cette jeunesse reconstituée, reste cependant des atmosphères enfumées où plane le Gratefull Dead ..Là juste au dessus de cet autel juif…pour la bar mitzvah du fiston envapé !
Franchement il fallait bien s’en évader de cette contrée résidentielle affligeante ? Vous l’aviez jusqu’à ce retour à la source très joliment et audacieusement fait Messieurs Coen ! vite très vite emportez nous vers d’autres contrées-délires..
Nous avons tous un grand besoin de galoper dans la plaine, libre à vous de la peupler des créatures que bon vous semblera !
* merci wikipedia !
CritiKat.Com “…Après le sursaut de No Country for Old Men, et l’oubliable Burn After Reading, les frères Coen ne remontent pas la pente. En se penchant sur leurs souvenirs d’enfance, ils composent une comédie moins grandiloquente que l’univers de leurs débuts. Le père de famille juif du Middle West dont la vie apparaît tout à coup très compliquée fait sourire, le film suit une route monotone, sans grande folie et presque sans surprises. S’ils ne s’assagissent pas, Ethan et Joel Coen ronronnent. Symptôme ou maladie ?…”
Le Monde.Fr – “A Serious Man” : Larry emporté par ses drôles de drames

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13 thoughts on “A Serious Man – De Joel & Ethan Coen

  1. Ben moi j'arrive pas à comprendre si tu as aimé ou pas… J'ai dû trop écouter Jefferson Airplaine !Ce film ne m'a pas transportée bien loin mais j'aurais bien filé un coup de main au charmant Gopnik.Sinon t'as sûrement voulu dire flanquer… parce que flancher ça veut rien dire 🙂

  2. To Lo : Rien ne vaut un avis personnel ! Je suis persuadé qu'avec une seconde lecture, le temps ayant passé je serais moins lapidaire. Et d'ailleurs les images restent et petit à petit se mettent en place, éclaircissant le propos ! A toi de voir !to Pascale : Comment tu apprécie le "Jefferson Airplane", incredible isn't it ? Merci de corriger mes fautes d'orthographe, de syntaxe…Trop aimable !

  3. To BMR &Mam : Oui il est vrai que Woody nous a déjà largement abreuvé et ce dans un verbiage incessant !pas tout à fait le même style ici, mais quelle image triste du Mid-west amerlock..tout à fait d'accord en ce qui concerne Tetro, vive le retour de Coppola !

  4. J'ai ri… Rassurez-moi doc, quelque chose ne va pas chez moi ? Bon, de toutes manières, on s'en tape, on va tous mourir !J'm'en vais me pétrir un golem moi 😉

  5. "Hé, j'ai ri " dit elleinquiétée que quelque chose chez elle, de pas rond puisse tourner !heu no comments ! lolNon franchement tant qu'il y aura de bons films et des concerts de folie, mon dernier souffle toujours garderai, où sur scène ou dans la salle plutot le rendrai ..Tiens mourir sur les ultimes notes de "i wanna be your dog"..heu c'est peu-etre un peu precoce vu que le concert a lieu en Avril .mais bon..

  6. Bon j'avoue, la référence à l'Airplane m'a bien plu quand même (d'autant qu'elle était déjà reconnaissable dans la bande annonce).Ah, la voix de Grace … que de souvenirs !!!

  7. C'est très bien foutu tout de même, mais presque étouffé par la perfection de sa forme, qui semble être une constante chez les frères.Comme tu dis, les éclats de rire sont bien moins nombreux que les simples sourires en coin, et on a bien conscience, au final, de n'avoir pas tout saisi au film "le plus juif" des Coen, riche en référence à la Torah, au Livre de Jacob, etc…

  8. J'ai pas aimé ce film (j'avais pourtant adoré "The big Lebosky".J'ai lu les crtiques de presse sur Allo-ciné et tout le monde semblait emballé. Je suis rassuré de voir que les avis sont plus nuancés ici.

  9. J'ai pas aimé ce film (j'avais pourtant adoré "The big Lebosky".J'ai lu les crtiques de presse sur Allo-ciné et tout le monde semblait emballé. Je suis rassuré de voir que les avis sont plus nuancés ici.

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