Mammuth – De Benoît Délépine & Gustave Kervern


Mammuth
Réalisation et Scénario de
Benoît Délépine & Gustave Kervern

Avec Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Anna Mouglalis, Isabelle Adjani, Bouli Lanners, Miss Ming, Benoît Poelvoorde , Dick Annegarn …

Synopsis

Serge Pilardos vient d’avoir 60 ans. Il travaille depuis l’âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l’heure de la retraite a sonné, et c’est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 1970, une ‘Mammut‘ qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire…

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Mammuth
Charcuterie que j’aimais…Pas bavard le Serge Pilardosse (Gérard Depardieu) d’autant qu’il referme pour la dernière fois son casier après avoir ôté blouse et coiffe blanche réglementaire. L’heure du pot d’adieu a sonné et tandis que le chef déroule un pathétique discours, ses collègues indifférents se goinfrent déjà de biscuits apéro, devrait pas trop leur manquer le Serge.
A la maison Il déballe devant les yeux de sa femme Catherine (Yolande Moreau) son magnifique cadeau de départ, un puzzle d’au moins… mince …enfin un grand puzzle …reste à s’occuper.
Ce géant à la longue chevelure flamboyante , après avoir tourné en rond une bonne partie de la matinée, s’essayera à faire les courses, là dans la superette où travaille son épouse, tachera de bricoler, réparer une porte. Le résultat un désastre à chaque fois. Une bonne partie de rigolade pour nous spectateurs, n’avez-vous jamais râlé au vu de l’étroitesse des places de parking des supermarché, les hyper-supers lieux de grandes solitudes…Vous verrez…
Bref les journées de Serge sont un désastre et comme le dit si bien Catherine, « faut te ressaisir Serge ». A commencer par établir son dossier de retraite, et long moment de solitude à la caisse : il vous manque des points.Commence alors le road-movie, où l’on ressort du placard la fameuse Mammuth, une bécane de type mastodonte, aussi imposante que l’est son patron. Et voici Serge/Depardieu sur les routes remontant son passé, à la recherche d’anciens employeurs. Fossoyeur, videur de discothèque, toujours une affaire de boite, Pilardosse remonte son passé…Pour soit disant préparer son avenir. Il y trouvera surtout son présent. Dépêche-toi semble lui chanter le fossoyeur (Dick Annegarn). De déception en entôlage (Anna Mouglalis), il retrouvera les siens, un rien bargeot, mais si coloré et finalement attachant, oubliant jusqu’au motif de son périple. Alors que du passé remonte une ancienne blessure, visions douloureuses comme le visage marqué d’Isabelle Adjani, à jamais enfuie, pas encore oubliée.
Les siens ce vieux cousin et leurs souvenirs masturbatoires, les siens sa nièce Miss Ming, dont le père est actuellement absent, jeune femme évanescente, incarnation même du flower power,gentiment barrée” lucy à la recherche de ses diamants là quelque part dans le ciel ” un océan de fleur et de douceur, un vent d’une douce folie et d’une immense sagesse, « c’est si bon de ne rien faire », lui qui dés le premier jour de sa retraite tournait comme un ours en cage.
Benoît Délépine et Gustave Kervern usent de plans fixes, insérant ici ou là l’absurde dans le champ de leur caméra, comme ce cadavre dans les allées du supermarket, le visage dégouté de l’employé de la caisse de retraite, les deux cousins essayant de retrouver une vigueur qui semble les avoir abandonné. Ils n’abandonnent pas non plus les séquences franchement jubilatoires, les caddies sur le parking ou encore comment réussir à ne pas se faire embaucher par Miss Ming. Ils invitent aussi l’extraordinaire, le surnaturel, l’apparition du fantôme quasi de chair et d’os, ambiance gothique pour une splendide Adjani !
Ils réussissent l’exploit de convier tout un casting d’habitués, souvent amis fidèles de Groland à apparaitre et se fondre le temps d’un sympathique clin d’œil, Boulli Lanners , Siné ou Benoît Poelvoorde s’inscrivent ainsi au générique !
Mammuth, un périple pour des points de caisse , non, pour se repaitre des moments forts de son existence et une fois les batteries rechargées s’en payer encore une tranche, oui certainement , on le leur souhaite à Catherine et Serge !

Maintenant que la question se pose : Ne devrait on pas une fois pour toute commencer par la fin, la retraite, vérifier si on s’y habitue avant de bêtement entrer dans le monde du travail..Comme disait Coluche “..Gagner sa vie ! pourquoi donc puisqu’on l’a..” je ne garantie pas la citation au mot prêt mais l’idée est là…et comme la douce Miss Ming je prêche “le droit à la paresse” !

Excessif.Com “…Kervern et Delepine ne mentent pas lorsqu’ils disent être passionnés par les caractères qui ont du cœur et se réaniment au contact des autres, dans la marge. ..”
CritiKat.Com “…Les deux trublions grolandais reviennent à la réalisation en grands pourfendeurs des travers d’une société capitaliste. Après un Louise-Michel en forme de charge contre les grands patrons, Mammuth s’attaque à un nouveau sujet à la mode : la pénibilité du travail et le problème des retraites. Mais cette fois-ci, l’humour rentre-dedans qui caractérise leur univers se double d’une candeur assez suspecte, plongeant le film dans une douce naïveté post soixante-huitarde assez mièvre…”
Evene.Fr Soucieux de ne jamais se répéter, Benoît Delépine et Gustave Kervern donnent à leur nouveau film une direction toute autre : sans totalement délaisser l’aspect revendicatif inhérent à leur cinéma, la quête de leur héros devient vite prétexte à une errance pleine de poésie. Chaque image est travaillée ; chaque plan est, comme toujours chez Delépine et Kervern, composé comme un tableau…”
Le Monde.Fr – “Mammuth” : né pour être sauvage, sur les routes des Charentes

A lire (Avant ou peut-être bien après mais à lire ! Quand à voir le film,
la question ne se pose même pas..Courez y ! Dites que vous venez de ma part !
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5 thoughts on “Mammuth – De Benoît Délépine & Gustave Kervern

  1. Miss Ming je l'approuve dans les 200% voire plus !Merci pour le lexique des deux grands fousou sinon j'ai déjà une pelle pour ceux qui essaieraient de me piquer mon iphoune 😉

  2. Tu fricotes aux abords des motels et des autoroutes toi ?mais c'est un Iphoune ou un Ipad que tu cajoles comme la prunelle de tes yeux…Pour un Ipad peut-être serais-je prêt à courir quelques risques ..lol

  3. To Lo : quel Gérard..quoique j'aime assez Miss Ming, pour elle je veux bien ressortir mes couronnes de fleurs et mon sourire béat ;o)….sinon je ne serais jamais tombé dans le piège de la miss Mougladis, moi !..Quoique !!!bref quel Trip-Movie, et Adjani..Et Yolande..

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