When You’re Strange – de Tom Dicillo

When You’re Strange
A Film About The Doors
Un film de Tom Dicillo
Voix Off de Johnny Depp

L’HISTOIRE
S’appuyant exclusivement sur des images d’archives tournées entre 1966 et 1971, Tom Dicillo évoque l’histoire du groupe et l’Amérique des années 60 avec un sens de l’urgence très contemporain. Accompagné par un texte de Tom Dicillo, auquel Johnny Depp prête sa voix, le film nous fait pénétrer dans l’univers des Doors, où l’expérience de la célébrité côtoie la drogue et l’alcool, mais souligne aussi le rapport viscéral de ces artistes à la musique. Si les combats et les excès de Jim Morrison assurent un fil rouge au film, When You’re Strange parle également de Ray Manzarek, Robby Krieger et John Densmoredes musiciens dont l’attachement à la liberté de création et le refus des compromis ont inspiré toute une génération – et plus encore.

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A l’origine, il y a Les portes de la perception, le livre d’Aldous Huxley sur son expérience de la mescaline et d’autres drogues hallucinogènes. La citation de William Blake, qui lui a fourni le titre de ce livre, inspira également Jim Morrison et Ray Manzarek pour le nom du groupe – The Doors – qu’ils fondèrent en 1965 à Venice Beach avec John Densmore et Robby Krieger. Ils allaient devenir l’un des groupes les plus importants et les plus influents du rock américain.

« If the doors of perception were cleansed, every thing would appear to man as it is: infinite » (« si les portes de la perception étaient purifiées, toute chose apparaîtrait à l’homme telle qu’elle est : infinie » William Blake

When You’re Strange
Si voir et revoir la chute de Jim Morrison, sa dégringolade alcoolisée n’apporte rien de vraiment neuf, il faut voir tout au long de ce bout de route, à l’origine un film réalisé par Jim Morrison lui-même, où ce dernier se filme au volant le long des routes californiennes, un long clip sauvage et coloré pour corvette survoltée, l’occasion de multiples breaks pour un retour aux images d’archives de ce groupe unique The Doors. Du début, de la rencontre entre deux étudiants en cinéma, Ray Manzarek et Jim Morrison, rejoint par un batteur de formation Jazzy, John Densmore et un guitariste Robby Krieger nourri d’influences indiennes autant que de flamenco . Voila rassemblé pour notre plus grand bonheur trois musiciens performants puisant dans des courants divers pour en extraire un blues, psychédélique et à nul autre pareil , enfin les textes ciselés, véritables poèmes de Morrison, chanteur qui vaincra une timidité naturelle pour finalement se griser du succès le tout dans une consommation effrénée de psychotropes, Lsd pour ensuite sombrer dans une alcoolisation grandissante . Il faudra toute la patience, l’affection du groupe pour le maintenir un instant à flot !
Mais ne retenir que ces débordements, aussi spectaculaires soient ils, serait trop facile alors que la gloire et l’éclat des deux premiers albums l’éponyme « The Doors » et « Strange Days » les imposent comme le groupe incontournable dés 1967.
Des ballades sur la plage, aux répétitions et compositions dans un garage au bord de la mer, des premiers albums à la fin tragique, cette fin évoquée dans le clip alors que Morrison roule, la caméra filmant, le réalisateur se permettant de rajouter un flash info, la radio annonçant la mort prématurée de Jim Morrison, dans son domicile parisien …
Voila rien de bien neuf, toutefois j’ai apprécié la part faite à la musique et au processus de création, cette alchimie, qui entre musiciens débouche sur ce style incroyable permettant à la voix pas toujours parfaite mais tellement envoutée de Morrison de nous emporter ..ailleurs .. «Wake Up»!
Les Doors, un groupe ,une expérience !

« “… When You’re Strange
Faces come out of the rain
When You’re Strange
No one remembers your name
….” » People are strange Strange Days

Excessif.Com “…N’utilisant que des images d’archives tournées entre 1966 et 1971, le réalisateur livre une oraison funèbre sans concessions, un hymne empli de grâce et de crasse, une ode à la joie de hurler sa liberté pendant qu’on vous fustige, les battements de coeur d’un groupe qui a atteint l’infini…”
CritiKat.Com “…Les images du réel permettent de mettre beaucoup mieux en exergue la musique en protégeant nos oreilles de la cacophonie des reprises mal interprétées par des acteurs qui ne sont en aucun cas des chanteurs. C’est l’un des points forts de When You’re Strange, dont le montage musical joue talentueusement avec les morceaux des Doors : le cinéaste décrit, à la façon d’un érudit, le style et les influences du groupe, en analysant précieusement le rôle essentiel endossé par chacun de ses membres. Surtout, DiCillo fait preuve de pudeur dans sa mise en scène : bien qu’emporté par sa passion, il choisit de nous montrer les images d’un Jim Morrison aux traits humains, loin de toute l’imagerie glamour et fantasmée habituelle. Il est représenté comme un individu fragile, timide à ses débuts, se laissant progressivement emporter par l’engouement phénoménal suscité par sa personnalité et ses chansons…”

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