ABEL – De Diego Luna

ABEL
(Mexique, États-Unis, 2010)
Réalisation de 
Diego Luna

Scénario de Diego Luna & Augusto Mendoza.
On notera à la Production exécutive les noms de John Malkovich & Gael García Bernal.

Avec Christopher Ruíz-Esparza (Abel), Karina Gidi (Cecilia), Gerardo Ruíz-Esparza (Paul), Geraldine Alejandra (Selena), José María Yazpik (Anselmo), Carlos Aragón (Fili)…

Synopsis
Abel, 9 ans, ne parle plus depuis que son père a quitté la maison. Un beau jour il retrouve la parole, et se prend pour le chef de famille. Devant ce miracle, nul ne proteste. Jusqu’au jour où un homme sonne à la porte : son père.

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Abel
Impossible de « tuer » l’image d’un père quand celui-ci est absent, que l’on n’a que neuf ans et que depuis le départ de ce dernier on est plongé dans un profond mutisme, de façon presque autistique.
Quand à neuf ans donc l’on rentre chez soi, après deux ans d’hospitalisation, sous traitement certes mais que soudainement la parole vous revienne en même temps qu’une toute nouvelle autorité. Que l’enfant d’hier et d’aujourd’hui endosse  soudain l’autorité du chef de famille, prenne en main l’éducation du tout jeune frère, qu’il considère donc comme son fils, surveille les fréquentations de sa grande sœur (comme sa fille..) Cela va ?  vous me suivez toujours, cet aspect des choses constitue la partie la plus humoristique du film mais à chaque fois affleure pour chaque situation une certaine gravité, l’enfant, roi de retour met en évidence les carences  affectives mais aussi le gouffre béant laissé par le père manquant, sans compter la difficile condition pécuniaire à laquelle la famille et donc principalement la mère doit faire face.
En recréant comme dans un délire schizophrénique la famille menée par un père de neuf ans, au discours posé et parfois surprenant de justesse ( Il semble que durant deux ans Abel , muré dans son silence , ait attentivement écouté, copié les discours des adultes ) Diego Luna crée des situations parfois cocasses, souvent justes.
Le retour du père engendrera un certain malaise puis une certaine vengeance vis-à-vis de celui qui doit occuper une nouvelle place, passant de père à oncle…Et ce n’est pas fini !
Diego Luna tisse une œuvre étrange où une certaine condition humaine, la famille écornée affronte une dure réalité, la santé fragile d’un enfant, aussi proche d’une certaine folie que d’une vérité anecdotique. Une famille encore une fois bouleversée, un père qui se révèle enfin tel qu’il est…
Et pour Abel, me direz vous….A découvrir sur vos écrans bien sur !!!

CritiKat.Com “..Première fiction de l’acteur Diego Luna présentée au dernier festival de Cannes, cette fable intimiste impose son charme espiègle et inquiétant, entre enjouement et sourde détresse. Luna, auteur en devenir ? Abel vaut déjà mieux qu’une promesse…”
Le Monde.Fr – “Abel” : portrait sensible d’une famille sans père

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