Shahada – de Burhan Qurbani

Shahada
(Allemagne, 2010)
Réalisation de Burhan Qurbani

Avec Maryam Zaree (Maryam), Jeremias Acheampong (Sammi), Carlo Ljubek (Ismaïl), Marija Škaricic (Leyla), Sergej Moya (Daniel), Vedat Erincin (Vedat), Anne Ratte-Polle (Sarah), Nora Abdel-Maksoud (Renan), Burak Yigit (Sinan), Yolette Thomas (Amira), Alexandros Gehrckens (Kinay), Gerdy Zint (Rainer)…

Festival de berlin 2010 en compétition
Festival de st-jean-de-Luz 2010 – Grand prix
Festival cinessonne 2010 – Grand prix

Synopsis
Berlin de nos jours, trois jeunes musulmans cherchent à concilier leur pratique religieuse au mode de vie occidentale.Ismail, officier de police, est sur le point de rompre avec ses valeurs depuis qu’il est attiré par une jeune clandestine. Sammi est quant à lui déchiré entre sa foi et son désir pour Daniel. Maryam, la fille de l’Imam du quartier, voit sa vie bouleversée suite à une grossesse non désirée.

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Dans les toilettes sordides d’une discothèque, Myriam assisté de sa copine, une pilulle avalée avorte illégalement, sang et douleurs, naissance aussi d’une culpabilité qui n’aura de cesse de grandir, nous le verrons.
Un peu plus loin dans les halles où tout un chacun s’active, démarre l’irruption policière, à la recherche de l’on ne sait pas vraiment qui, mais occasion toutefois d’un contrôle d’identité, titre de séjour, permis de travail, etc…Pour le jeune inspecteur Ismail à la mine décomposée, les yeux cernés de celui qui ne trouve plus le sommeil l’exercice semble fastidieux, pourtant cette fille aux papiers périmés capte toute son attention, deux mains s’effleurent dans une lente caresse et celle-ci peut partir.
Dans les halles où le contrôle s’éternise, le stagiaire Daniel serait un peu le souffre douleur si Sammi ne s’interposait pas fermement entre lui et la brute des halles et ce plusieurs fois par jour. Invité dans la famille De Sammy, il  manifeste son désir de pénétrer les voies du coran, de l’islam.
Trois jeunes musulmans, principalement, un policier qui ne croit pas mais qui laisse le remord et la souffrance envahir son âme, allant jusqu’à mettre en péril sa propre famille. Un jeune enfin envahi de pulsions inexpliqués, mas c’est cela l’amour et qui vacille dangereusement entre des sentiments contradictoires, transformant son désir en haine puisque le coran dit ses pensées impures. Il faudra l’interprétation du vieil Iman, grosso modo ”  laisse toi guider par l’amour ” ….
Peut-être un peu facile quand on constate les barrières qui ici même subsistent !
Le plus spectaculaire, comment la culpabilité, le sentiment de faute grave, allié à la peur peut vous changer radicalement, transformant l’agneau en passionaria ! La propre fille de l’iman, entrainé dans un délire fiévreux et croyant échappé à une quelconque punition divine, plonge dans un islam des plus acharné ! Dévoré de fièvre, l’esprit ne fait plus la part des choses !
Trouver sa propre limite, tiraillé entre occident et un restant d’origines, quasiment muselé par une profession de foi, la « shahada », les personnages évoluent dans un univers un peu hostile et doivent se plier à des lois qui n’appartiennent qu’à eux, tout comme le pouvoir de les faire sauter d’ailleurs.
Mais face à l’avortement, à l’adultère, au fait d’avoir, accidentellement certes usé d’une vie humaine ne sommes nous tous point là sur un  pied d’égalité !

Burhan Qurbani réalise un film choral où des jeunes musulmans, à la foi pas encore véritablement enracinée errent dans un no man’s land fait de doutes et de craintes. Leurs actes, leurs pensées, leur sexualité les mettent à l’épreuve et un terme semble prédominer : Culpabilité !

CritiKat.Com “…De la vraie « shahada » − la profession de foi musulmane − Burhan Qurbani, jeune réalisateur allemand issu de l’immigration afghane, ne tire pas plus que le titre de sa profession de foi à lui. Soit ce film de fin d’études, où il a pu prouver à l’Académie de Cinéma de Bade-Württemberg avec quelle habileté il maîtrisait la mise en scène carrée et sans fioritures, la création d’une ambiance urbaine d’aujourd’hui bien comme il faut où la musique ethno-électronique anime la grisaille humide, l’écriture d’un scénario faisant s’entrecroiser des intrigues limpides avec sujet de société en toile de fond. Ledit « sujet de société », lui, pris en otage pour cette démonstration d’académisme, ne peut que disparaître sous les gros sabots plombés des récits formatés qui le désincarnent…”
Le Monde.Fr – “Shahada” : comment concilier désirs sexuels et respect du Coran ?

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