Le Voleur de Lumière – De Aktan Arym Kubat

Le Voleur de Lumière 
(Svet-Ake, Kirghizistan)
Réalisation de
Aktan Arym Kubat

Scénario de Aktan Arym Kubat & Talip Ibrahimov
Interprétation : Aktan Arym Kubat (« Monsieur Lumière »), Taalaikan Abazova (Bermet), Askat Sulaimanov (Bekzat), Asan Amanov (Esen), Stanbek Toichubaev (Mansur)…

Présenté en 2010 au festival de Cannes – la Quinzaine des Réalisateurs

Synopsis

On l’appelle Monsieur Lumière ( Svet-ake ). Dans ce village perdu au milieu des montagnes Kirghizes, loin du pouvoir et de l’économie, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis.Coeur ouvert et généreux, il ne leur apporte pas seulement l’électricité : il écoute, conseille, conforte les peines et tempère les disputes conjugales de ces villageois oubliés par la civilisation moderne.Monsieur Lumière a un rêve : construire sur les montagnes des éoliennes pour alimenter toute la vallée en électricité. Mais il va devoir faire face à des hommes puissants et corrompus qui sont les nouveaux maîtres du pays.

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Devant sa maison une rudimentaire éolienne fait tourner une bien pauvre courroie et un simple fil électrique mène à une ampoule fragile dont le filament ne rougit pas encore. Oui il a de grand rêve notre voleur de lumière, construire des éoliennes là où souffle le vent …
En attendant il parcourt la contrée sur sa bicyclette, va de maison en maison, rétablit le courant chez les plus pauvres d’entre eux. Ceux qui ne peuvent pas payer l’électricité, il installe de rudimentaires installations, en fait il détourne un peu à la manière d’un bon « Squatteur» « l’électricité publique, allant parfois par inadvertance jusqu’à faire tourner l’ancien compteur dans le mauvais sens, le temps de chauffer à l’aide d’une résistance un peu d’eau et déguster un thé chez celui qui l’a convié.
Il s’aide de crampons pour grimper aux pylônes, et prend ainsi quelques risques il est vrai ! Il s’attire aussi les foudres des autorités et notamment l’agence pour l’électricité régionale, se fait arreter, et après une admonestation du maire (un vieil ami) retrouve la liberté à condition qu’il stoppe ses coups d’éclats anarchiques !
Car s’il peut compter sur l’amitié de tous dans la vallée, le maire en premier, des politiques plus haut placés, gangrénés par l’appât du gain et du pouvoir, ambitions politiques obligent, le récupèrent dans un premier temps lui offrant du travail, électriser une yourte. Symbole local qui accueillera une délégation d’hommes d’affaires chinois….

Démarré sur des images fortes, celles des traditions locales, du rassemblement des anciens à la course de chevaux dont les cavaliers cherchent à monopoliser une carcasse de brebis, le film dénonce ensuite la corruption ambiante. Voulant y échapper notre monsieur Lumière déjà mal à l’aise, explose de colère quand la situation devient scabreuse. A sa façon d’un militant des droits de la femme, simplement le respect et la dignité ! Il en payera le prix…d’une manière typiquement Kirghize hélas !
Voila un nouveau petit voyage dans la steppe plus marqué politiquement mais où la poésie du lieu et des êtres demeure toujours bien présent dans cette immensité !
 CritiKat.Com “..Et si l’apparente légèreté est souvent de mise, Aktan Arym Kubat pose un regard profondément critique sur les dérives de l’économie galopante qui vient gangrener les traditions séculaires….”
Le Monde.Fr – “Le Voleur de lumière” : l’électricité pour les pauvres

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